Shuffle Up and Deal

World series of poker, World Poker Tour, entre potes ou dans un cercle, vous n’êtes certainement plus étrangers à ce phénomène qui touche de plus en plus de monde, parce que c’est awesome (bon, je vais peut-être arrêter d’utiliser ce mot pour quelques temps). Sachez que le Poker est probablement la meilleure école de la life. Mieux que cela, joueur de poker professionnel est la profession la plus accessible qui soit. Pour y jouer, vous n’avez pas besoin de diplôme, ni d’avoir un CV épais, ou encore de passer un entretient ou un casting, vous n’avez pas non plus besoin de correspondre physiquement ou moralement à quelque modèle que ce soit et on ne vous demande pas si vous avez “un minimum d’expérience en la matière”… Tout ce dont vous avez besoin c’est un jeton et une chaise. Jouer au poker nous apprend beaucoup sur les autres, mais aussi sur nous même : nos capacités, nos émotions, nos limites, notre personnalité et notre intelligence. Nul besoin de rappeler que connaître tout cela nous permet d’être plus performants dans la life. Nous n’allons pas, ici, expliquer les règles du No Limit Texas Hold’em, la “Cadillac du Poker”, mais nous passerons rapidement en revue quelques aspects de ce jeu qui permettent de mieux appréhender la life, dans l’unique objectif qui est bien évidemment : Awesomeness.
Poker face
Tout d’abord, vous ne pouvez pas jouer au poker sans avoir le Poker Face, tout comme vous ne pouvez pas surfer sur les vagues de la life sans avoir le Mask. Ici, la notion de “Mask” prend tout son sens : lorsque vous “misez” ou lorsque vous “relancer”, vous ne pouvez pas rigoler ou grimacer, au risque de faire apparaître vos émotions, intentions, et vos pensées. De même, vous ne pouvez sortir, aller en boite et draguer en ayant l’air d’un plook ou d’un abruti complètement transparent qui a l’air d’être plus intéressé qu’intéressant. Rester impassible au poker est l’une des clés du jeu, cela permet d’être crédible quoi que l’on fasse et de préserver nos chances de réussite.
Voir la notion du Mask.
Maintenant, avoir le Mask ne permet cependant pas de bien jouer… Le reste, c’est dans la tête :
Tight
Une des manières de jouer les plus déconseillées c’est de jouer “tight”, ou “jouer serré” (verrouillé). En effet, de cette façon, le peu de move que l’on entreprend est sujet à méfiance, sans oublier qu’il sera excessivement prévisible. Prenons un exemple. En géographie, nous savons que la Corée du Nord est l’un des derniers pays extrêmement fermés au monde avec un système obsolète de communisme persistant. Le gouvernement ultra centralisé a tendance à être méfiant, voire parano. Son fameux leader, bien qu’ayant beaucoup de recul, ne semble pas souvent adopter les bonnes méthodes ni prendre les bonnes décisions. Ce genre de comportement suscite de l’hostilité dans le monde, et aussi beaucoup de méfiance. Ainsi, chaque opération connue et menée par ce gouvernement est soumise à des réunions internationales qui décident, dans la plupart des cas, des mesures répressives à l’encontre du pays. Dernier exemple en date : le projet de lancement de la fusée Nord Coréenne, soit disant à des fins “pacifiques et simplement techniques”, est forcément perçu comme une menace pour les japonais, les américains et leurs alliés (en même temps on ne peut pas affirmer être pacifique lorsque l’on menace de déclarer la guerre à tout le monde en cas d’interception de la fusée). Au final, jouer tight en vaut rarement le coup. Plus vous jouez tight, et plus vite vous perdrez vos jetons au poker. Lincoln disait que “si vous voulez tester un homme, donnez lui du pouvoir” , or les jetons et la crédibilité représentent la majeur partie du pouvoir qu’un joueur de poker possède.
Steaming
A l’inverse, il ne faut pas être trop impulsif non plus. Il s’agit ici de la source de presque toutes les mauvaises idées, décisions, opérations et les mauvais calculs du jeu. Le fait d’être impulsif rend les gens stupides et simplistes, c’est la source de toutes les idées reçus de tous les bolos de la terre (oui, il y a polémique quant à l’orthographe de “bolos”) et de tous les regrets causés par des actions et conclusions hâtives qui sont faites par ceux qui n’ont aucun contrôle sur leurs émotions au moment où il en faut. Prenez par exemple notre président. Le président Sarkozy est nul doute l’homme le plus agité que l’on voit à la télé. En temps de crise, il semble que les évènements dictent ces décisions alors que cela devrait être l’inverse. Pourtant, ce ne sont pas ses décisions qui sont remis en question, mais plutôt ses méthodes du type : vite supprimer la pub et augmenter la redevance ; projeter de supprimer le juge d’instruction lorsque le système judiciaire ne lui convient pas, ou encore menacer de quitter le G20 si des décisions concrètes sur la régulation financière au niveau international ne sont pas prises (au moment où sa côte de popularité est au plus bas). On n’abat pas une mouche avec un marteau ! Lorsque vous paniquez et commencez à faire de la merde, on dit au poker que vous êtes “on tilt”, une erreur à éviter dans la life comme en politique (oui, on peut aussi voir la politique comme un jeu stylé). Obama disait devant le Congrès “we cannot afford to govern out of anger, or yield to the politics of the moment“.
En parlant d’Obama :
All in!
Dans une fusillade, lorsqu’il ne vous reste plus qu’une balle, soit elle est pour votre ennemi soit elle est pour vous. “Faire Tapis” est le move le plus populaire du No Limit mais c’est aussi le plus périlleux, il faut savoir quand faire ce move et surtout comment. Le tout ou rien ne se décide pas en 2 secondes, et dans la vie, la situation où cela est nécessaire se présente rarement mais il faut savoir la reconnaître. Le plan de relance de l’administration Obama, par exemple, est le plus spectaculaire, mais aussi le plus périlleux. Les débats entre sénateurs américains se portent essentiellement sur la nécessité de faire autant de dépenses pour l’énergie, la couverture sociale et l’éducation et donc augmenter terriblement le déficit public, lorsque la priorité plutôt devrait être attribuée à Wall Street et ses banques. Le budget de 3 500 milliards de dollars se projetant sur plusieurs années pour stimuler l’économie vise à nettoyer les banques de leurs actifs toxiques, à faire des compromis pour débloquer les crédits, à stimuler la demande sur le court terme par la baisse d’impôt pour 95% des travailleurs et l’augmentation du revenue de la classe moyenne, à octroyer un crédit d’impôt de 8000 dollars pour que les familles puissent financer leurs dettes à un taux réduit, en injectant des capitaux dans les institutions financières(grâce à une combinaison contribuable/Reserve Fédérale/Investisseurs privés) et, depuis peu, les géants de l’automobile ; à créer des emplois par des investissements publics dans l’infrastructure, les énergies renouvelables, l’éducation et l’innovation, etc… Tout cela c’est du All in ! Car, à terme, cela se révèlera être soit un coup de génie, soit un suicide politique.
“The only difference between insanity and genius is measured only by success“.
Call
Le poker est un jeu d’analyse : il s’agit, après avoir contrôlé ses émotions, d’avoir la meilleure vision possible du jeu… Comme Zidane ! La capacité d’un joueur de reconnaître un bluff et donc de “payer” avec “hauteur Roi” ou sa capacité à jeter sa paire d’As quand il voit que l’autre a mieux, c’est aussi ça qui fait le spectacle au poker. De même, il faut donc savoir reconnaître la source de nos problèmes et de prendre les meilleurs décisions. Par exemple, au foot, lorsqu’une équipe enchaine les saisons médiocre (comme le Barça avant l’arrivé de Ronaldinho) on commence à mettre la pression sur ses dirigeants. Ceux là vont immédiatement utiliser la solution classique de limoger l’entraineur, chose qui ne sert pas toujours à grand-chose car n’étant pas nécessairement la source du problème… Prendre des décisions aussi forcées, c’est faire un mauvais “call”. Au poker, il ne s’agit pas de gagner ou de perdre, mais de prendre la bonne décision afin de minimiser le facteur chance.
Evidemment, deviner les cartes de l’adversaire serait plutôt pratique, mais c’est impossible… Non je plaisante ! C’est absolument faisable, et Daniel Negreanu (avec la casquette noire) en est le maître en la matière. Ici, étant concentré et détendu, il arrive à lire parfaitement le jeu et à deviner les cartes de ses adversaires à 4 reprises, lui permettant bien sûr de prendre la bonne décision à chaque fois, aux moments où beaucoup se casseraient la figure.
Ainsi donc, jouer au poker nous permet de comprendre pas mal de choses sur nous et ce qui nous arrive. La life est comme une énorme partie de poker, un cash game grandeur nature. Certains ont eu la chance d’avoir As/Roi dans les mains, et d’autres la malchance de tomber sur 7/2 dépareillés, ceux là doivent bluffer avec leurs cartes. C’est leur seule chance. Car lorsque vous êtes désavantagé et écrasé durant toute la partie, il n’y a qu’une seule chose pour vous sortir du trou et vous aider à atteindre des sommets : Awesomeness.
Doyle Brunson, la légende vivante du Poker, a dit :
“We lock just the door; you gotta come in through the wind… That’s when the skill comes in” .
La seule différence avec la life, c’est que dans celle-ci, il n’y a qu’une seule distribution de cartes : si on est pas un B-F, si l’on n’est pas aussi bien placé que les autres pour réussir, alors il faut en faire un peu plus. Il faut bien jouer jusqu’au bout, réussir son bluff et espérer ne pas subir un coup de mal chance à la fin… le Bad Beat !
Le gagnant de cette immense partie est celui qui s’est le plus amusé.
Alors maintenant il n’y a plus qu’une seule chose à dire: Shuffle up and deal !
“Faire d’la Merde”

Article 2:
“A Bro is always entitled to do something stupid, as long as the rest of his Bros are all doing it”
Quand le weekend est terminé, la question que tout le monde se voit posé en chaque début de semaine est : “Qu’est ce t’as foutu ce weekend ?”. A ce moment là, chacun apporte une réponse différente. Certains répondent “J’suis allé à Disneyworld”, d’autres répliquent “On a fait un Browling” ou encore “Rien…”. Mais le plus souvent, lorsqu’une personne, qui que ce soit, se voit posée cette question, elle dit “J’ai fais d’la merde…”. Mais cette personne sait-elle réellement ce que c’est que de faire de la merde ? Croit-elle naïvement qu’il s’agit de faire tout et n’importe quoi ? Sait-elle vraiment ce que cela implique de faire de la merde ? Je ne pense pas. Croyez le ou non, “faire d’la merde” fait partie des piliers du Awesomeness, et voici pourquoi.
Origine
Durant l’époque archaïque, les grecques organisaient régulièrement des fêtes en l’honneur de Dionysos, dieu de la tize. C’est de là que vient l’étymologie du mot “Orgie” qui s’avère donc mythique et même divine. Toujours dans l’antiquité, les “fêtes religieuses” se multipliaient, mais devenaient de plus en plus des prétextes pour faire de la merde. En effet, les romains, eux aussi, se sont mis à célébrer de façon bien arrosée durant les bacchanales, fêtes où l’ont rendaient hommage à Dionysos qui fut, lui-même, adopté par les romains. De même pour les saturnales, où les romains clamaient la grandeur de Saturne. Ces fêtes se terminaient le plus souvent en grands délires, où l’excès et la débauche gouvernaient les comportements de chacun des acteurs de ces fêtes. Ce n’est qu’après la Renaissance et juste avant le siècle des lumières que le mot orgie a pris une connotation sexuelle. Par ailleurs, la seule raison pour laquelle les gouverneurs de l’antiquité autorisaient ces pratiques, c’était parce qu’eux même étaient forcés de constater que faire de la merde était marrant et awesome ! L’orgie fut la première forme de ce qu’on a donc appelé plus tard “faire d’la merde”.
Concept
Faire de la merde n’est pas une pratique aléatoire où l’on fait tout et n’importe quoi. C’est un ensemble d’actions, d’état d’esprit, et de comportements précis, accompagné ou non par des substances euphorisantes. Faire de la merde est un concept. Lorsque votre ami vous emmène à une soirée chez un pote dont le délire est que les femmes sont à moitié nues (du bas), vous faites de la merde. Lorsque votre ami vous invite chez lui pour éclater les papier-bulles qui contenaient les meubles pour son emménagement, vous faites de la merde. Mais lorsque l’on vous invite à aller dans un bar, mais seulement pour boire un Coca… Ce n’est en aucun cas faire de la merde. C’est de la merde. Faire de la merde est donc une notion beaucoup plus difficile à maitriser que l’on imagine, et nécessite d’être éclairci.
Pour faire de la merde, il faut que le délire soit marrant, pas cher, spontané, et encore une fois : marrant sans nécessairement le sembler. La spontanéité permet de déjà inhiber le cerveau, provoquant un effet légèrement euphorisant. Il y a plusieurs façons de faire de la merde : on peu, par exemple, décider d’aller à l’autre bout du pays en voiture pour manger ce que l’on estime être le meilleur Grec au monde, ou encore aller dans un club de strip-tease juste parce que l’on nous a dit que c’était contre l’éthique. Beaucoup de choses peuvent être considérées comme “faire d’la merde”, mais beaucoup aussi ne peuvent figurer sur la liste. Voici, pour W.A, les incontournables pour faire de la merde, sur une base de 4 principaux axes.

Valeurs
Inutile maintenant de rappeler que “faire d’la merde”, ce n’est pas tout et n’importe quoi. Ce concept est aussi encadré par des règles et des démarches à ne pas négliger, sinon ce n’est plus faire de la merde. Beaucoup se sont cru assez important pour se permettre de prohiber ce concept, comme dans l’histoire, nombres de gouvernements se sont senti assez légitimes pour limiter les droits et les libertés de leurs peuples. Je veux bien sûr parler du despotisme et de l’arbitraire royale. Il y a toujours eu une personne dans votre entourage qui s’est montré trop souvent égocentrique en vous empêchant de faire de la merde lorsque cette personne ne pouvait se joindre à cette noble cause ce jour là, ou ce soir là. Jusqu’ici, cette personne ne s’est pas rendu compte que “faire d’la merde” était une cause plus grande que vous et elle. Elle ne s’est pas rendu compte que parfois, lorsqu’une cause est plus importante que le commun des mortels, cette personne doit savoir s’effacer et oublier son égo. Mais cette fois, les choses sont différentes. “This time must be different”. Dans cette nouvelle ère, W.A tient à faire connaître les règles et démarches à suivre afin que personne ne puisse se mettre sur la route du awesome délire qu’est “faire d’la merde”. Après tout, les américains n’ont pas décidé de quitter la Grande Bretagne pour encore se faire gouverné d’une manière abusée. Lorsqu’une longue suite d’abus et d’usurpations, tendant invariablement au même but, marque le dessein de les soumettre au despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à leurs délires futures. D’où les présentes règles.
- Lorsque l’on décide de faire de la merde, on se tient à cette décision même quand on est sobre et que la décision a été prise longtemps avant dans un état d’ébriété.
- Lorsque 2 gars ont décidé de faire de la merde en étant déjà un peu bourrés, un autre gars ne doit jamais les empêcher de remplir leur tâche et casser leur délire en appelant la copine de l’un des 2 gars pour qu’elle les ramène chez eux en caisse, soi-disant “pour leur propre bien”.
- Lorsque la majorité décide de faire de la merde, on se tient à la décision de la majorité.
- La peur, et le manque de moyen ne doivent pas constituer un obstacle à l’action de faire de la merde.
- Il n’y a pas besoin d’être sous l’emprise de l’alcool pour faire de la merde.
- Lorsque l’on a fait de la merde, on doit se rappelé avoir fait de la merde, et envisager de faire d’avantage de la merde.
Voilà pour cette notion qui figurera maintenant dans les Notions de W.A. Beaucoup trop de confusions et de violations ont été commises par rapport à la notion de faire de la merde. Combien ont déjà fait cette erreur d’utiliser cette expression de manière libérale, en pensant qu’il s’agissait de n’importe quelle action dépourvue de sens ? Combien de délires ont déjà été empêchés à cause de l’ignorance et du manque de savoir vivre de certains ? Maintenant, lorsque vous utiliserez cette expression en ayant toujours quelques réticences à la concrétiser, faute de moyen, de courage ou même de confiance quant au fait que le délire soit marrant ou pas, souvenez vous qu’il s’agit d’un concept, et que c‘est le concept qui est marrant ! Souvenez vous que “faire d’la merde” c’est être libre, c’est se marrer, c’est vivre sa life. Enfin, souvenez vous aussi que “Playing Laser Tag is AWESOME!!!”.
Cet article est maintenant terminé, une mission de plus accomplit par W.A. Le monde de demain sera encore plus awesome, et vous y contribuerez. Car vous pourrez maintenant expliquer ce concept à ceux qui ont l’esprit trop fermé pour sortir s’amuser, aller jusqu’au bout de leurs délires, et faire quelque chose de awesome! Ceux qui sont désignés dans la prophétie comme les personnes enfermées dans les cages d’apparente prospérité.
Maintenant, si l’ont vous dit : liberté, abondance, larges horizons, et Awesomeness… Vous répondriez bien sûr: USA!
Voici une vidéo qui illustre ces valeurs et rend hommage aux gardiens de la liberté que nous devons saluer car ils ont jadis combattu l’arbitraire royale et se sont, plus récemment, engagés dans la lutte contre les extrémistes qui sont opposés à cette idéologie et dont l’esprit reste trop fermé à cette noblesse (oui, noblesse) pour l’instant très occidentale. C’est aussi un son qui vous donnera envi de bouger quelque part et faire quelque chose de awesome! Les US sont “the land of the free”, ils se sont battu pour leur liberté et ont bien compris ce qu’était le Awesomeness, mais le Awesomeness lui même n’a pas de nationalité.
NB: L’expression “avoir fait d’la merde” cela veut aussi dire avoir été nul à faire un truc, bien sûr…
P.S: Il est déconseillé de faire un Browling en étant bourré. Contrairement à ce que l’on imagine, ce n’est souvent pas très marrant… Voire même du tout. Vous n’avez qu’à le constater par vous même.
Stay tuned for more.
The Commodore.
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